Les atrocités polonaises contre la minorité allemande en Pologne, ouvrage compilé par Hans Schadewaldt et publié en 1940 sur ordre du ministère allemand des Affaires étrangères, par l’intermédiaire des éditions Volk und Reich Verlag à Berlin.

Ce livre documente comment des Polonais ont assassiné, mutilé, violé et torturé plus de 58 000 Allemands de souche lors d’une campagne d’atrocités de masse débutée en 1919 et atteignant son apogée en septembre 1939. Bien au-delà des événements tristement célèbres du Dimanche rouge de Bromberg, l’ouvrage recense des dizaines d’incidents moins connus, survenus dans des villages, des petites villes et lors des marches de concentration vers l’est. Ces faits sont étayés par des témoignages oculaires, des déclarations sous serment, des rapports d’autopsie médico-légaux, des photographies de scènes de crime et des localisations précises, afin de documenter ce qui est décrit comme une campagne d’extermination délibérée à l’échelle nationale. La plupart de ces récits ont été par la suite discrédités comme de la propagande et ont largement disparu de l’histoire officielle, bien que l’ouvrage lui-même considère chaque allégation comme un fait avéré. Au lac des Jésuites, près de Bromberg, le 4 septembre 1939, des Allemands furent alignés face au lac et abattus à bout portant par derrière. Les blessés furent traînés sur une plateforme en bois de 55 mètres, jetés à l’eau encore vivants et hurlants, puis abattus une seconde fois. Les autopsies révélèrent qu’un corps portait 33 coups de baïonnette au cou ; une autre victime, gisant face contre terre dans les eaux peu profondes, avait reçu une balle dans l’anus, les yeux arrachés et les parties génitales mutilées. Deux survivants, Gustav Gruhl et Leo Reinhard, se cachèrent sous une cabine de bain ou dans les roseaux tandis que l’eau se teintait de rouge.

À Eichdorf et Netzheim, les 4 et 5 septembre, des Allemands, dont des femmes, des enfants de trois ans et Ottilie Renz, âgée de 82 ans, furent fusillés en huit endroits différents près des habitations. Des corps furent jetés dans un abreuvoir à bétail, à côté d’un chien mort ; la tête d’un enfant dépassait encore d’une tombe peu profonde dans les bois. Non loin de là, dans le bois de Targowisko, des victimes étaient contraintes de gravir une pente en courant avant d’être fauchées. L’infirmière boiteuse Johanna Schwarz tenta de protéger Erhard Prochnau, âgé de trois ans ; tous deux furent tués à la baïonnette. L’ouvrage rapporte que des familles entières furent anéanties.

Le livre relate également le viol collectif d’écolières allemandes. Selon des témoignages sous serment, elles furent battues, à moitié étranglées, déshabillées et agressées à plusieurs reprises par des policiers auxiliaires polonais et des civils, simplement parce qu’elles étaient allemandes. L’ouvrage indique que des viols similaires se produisaient partout où des femmes et des filles allemandes étaient capturées.

Les marches de la mort vers l’est, à travers Poznań, la Prusse-Occidentale et d’autres régions, impliquaient des colonnes de centaines d’Allemands, pieds nus, vêtus seulement de sous-vêtements, les mains liées dans le dos, forcés de marcher 30 à 50 kilomètres par jour vers des camps comme Bereza-Kartuska ou Lowitsch, sous les coups de fouet et de baïonnette. Des enfants de trois ou cinq ans seulement furent attachés à leurs parents à Schrimm et tués à coups de crosse de fusil. Des femmes polonaises, rencontrées le long des itinéraires, auraient acclamé les manifestants, les auraient dépouillés et auraient exigé la castration des hommes allemands. Les corps abandonnés dans les fossés portaient des traces de crânes fracassés, de membres sectionnés, de ventres éventrés et de blessures de castration.

L’ouvrage décrit des femmes civiles polonaises, des écoliers et des villageois armés de haches, de fourches à foin et de gourdins comme des participants actifs aux côtés des soldats. Le clergé est accusé d’incitation à la destruction de tout ce qui était allemand.

Le livre affirme que les événements de septembre 1939 n’étaient pas un simple accès de panique lié à la guerre, mais l’apogée de vingt années de terreur systématique depuis Versailles. Il cite des émeutes antérieures en Haute-Silésie (1920-1921) marquées par des mutilations, des incendies de fermes, des expropriations et des expulsions identiques de 1,4 million d’Allemands.

L’ouvrage attribue ces atrocités aux griefs enracinés dans le traité de Versailles en Pologne et à des décennies de propagande d’État. Elle affirme que cela a transformé l’extermination des Allemands en un devoir national perçu.

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