
Pour un ralliement national canadien français
Cet avant-propos porte sur l’histoire de l’évolution et de la métamorphose identitaire du terme « canadien », de son origine, des racines historiques qu’il puise, et de la transition de son identité nationale jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, nous découvrirons les enjeux liés à la perte de l’identité, du sens national face à l’émergence du terme « québécois ».
Avant de débuter, j’aimerais d’abord vous présenter le livre à partir duquel cet article et les prochains à venir sont extraits. Il se nomme « Pour un ralliement national canadien-français » et fut écrit par Sylvain Marcoux.
Sylvain Marcoux est un passionné d’histoire et de philosophie politique. Il a rédigé un manifeste qui expose la seule méthode viable pour l’ascension de l’État fédéré québécois vers un véritable statut d’État national pleinement souverain. Tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de nous rallier et je vous encourage à le lire.
Bien qu’il ne soit plus disponible en ligne, vous pouvez le trouver dans de nombreuses bibliothèques du Québec.
Au fil du temps, le Journal La Nation révélera les clés qu’il renferme en vue de ce grand ralliement. J’aimerais aussi rajouter que ce texte n’a pas eu les répercussions qu’il aurait dû avoir auprès des nationalistes.
Dans le contexte actuel, ce manifeste revêt une pertinence accrue alors que l’avenir de notre nation est de plus en plus incertain.
C’est pourquoi je vous encourage vivement, sans aucune hésitation, à suivre attentivement la série d’articles qui vous présenteront une vision visant à insuffler un nouveau souffle à notre nation, un souffle qu’il est impératif d’alimenter. Un souffle vital que nous ne devons en aucun cas laisser s’essouffler et dont nous devons nous servir si nous espérons un jour raviver la flamme nationaliste.
Présentation
Il ne fait aucun doute que le projet de souveraineté-association du Parti québécois de René Lévesque et de Claude Morin fut, et est présentement, un échec. Il en est de même pour l’abandon de notre nom originel, qui nous coupe de notre passé et s’avère n’être rien d’autre qu’une véritable trahison envers la nation.
Pour faire vivre cette flamme nationaliste et s’il doit y avoir une volonté de reconstruction indépendantiste, elle devra s’inscrire dans un retour aux sources historiques et s’affranchir de ce qui fut pendant plus de quarante ans l’imposture pseudo-nationaliste péquiste.
En revendiquant l’héritage canadien, on évite alors de tomber dans le piège du complexe de la rupture avec l’histoire nationale, riche de plus de quatre cents ans et puisant ses racines au Canada de la Nouvelle-France, si ce n’est plus loin encore. Une sérieuse réflexion en découle chez les indépendantistes.
Quel genre d’État-nation désirent-ils ? Dans la perspective où notre réponse serait celle d’un État bilingue, pour ne pas dire « multilingue » et « interculturel » (ce qui revient au même… subvention publique en moins), je suggère de passer outre ce manifeste à ceux et celles qui partageront cette vision. Par contre, à ceux et celles qui souhaiteraient voir naître un État national souverain de langue française et de racines européennes en Amérique du Nord, je vous invite dès l’instant à me suivre et à l’entamer.
« Aux Québécois et aux Québécoises de toutes origines. »
Avant propos
Depuis 1867, le terme « Canadien » désigne tous les citoyens de l’État fédéral d’Amérique du Nord britannique, sans égard à la langue ou à l’origine ethnique de ces derniers. Les citoyens des « province » canadiennes primitives, de même que ceux qui se sont joints à cet État fédéral par la suite, se sont donc vus identifiés par cette expression.
Étant donné que les « British », de même que leurs descendants, s’approprièrent le nom de « Canadians » pour s’identifier, les véritables « Canadiens » (d’origine et de langue « francaises », mais bel et bien distincts des Français européens) durent se redéfinir pour se distinguer des usurpateurs anglais.
Ainsi, de « Canadiens », qu’ils se denommèrent depuis leur naissance comme nation vers 1670, ils commencèrent à se définir comme « Canayens » et/ou Canadien français vers 1850. L’adjectif « français » ajouté à « Canadien » n’ajouta rien de plus à ce qu’ils étaient déjà. Cet ajout leur servit seulement à se distinguer des usurpateurs anglais qui ne s’identifiaient et ne s’intégraient pas à leur culture canadienne tout en s’appropriant le nom de « Canadian ».
Quant aux termes québécois, il apparut en même temps que ce qui est convenu de designer « Révolution Tranquille », débutant vers 1960 quand l’État fédéré du Québec (la Province de) se dota considérablement de plus de responsabilités sociales en investissant, entre autres, les compétences administrées jusque-là par l’Église catholique du Canada (Éducation et santé, entre autres).
Le terme « Québécois » obtient donc un aspect de pseudo-citoyenneté territoriale, c’est-à-dire qu’il en est venu à désigner tout citoyen de l’Amérique du Nord britannique domicilié au sein de cette dite « province », nul égard à sa culture ou à son origine ethnique ou nationale.

FACE AU RESPECT HUMAIN
Reculer devant l’ennemi et garder le silence, lorsque de toutes parts s’élèvent de telles clameurs contre la vérité, c’est le fait d’un homme sans caractère, ou qui doute de la vérité de sa croyance.
R. P. Richard ARÈS, S. J.
(Messager du Sacré-Cœur, août 1939).




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