Une mort trop suspecte pour avoir été naturelle


Les assassins sont parmi nous !



J’ai aussi demandé au biographe officiel de Daniel Johnson, le journaliste Pierre Godin, qui a fait des recherches exhaustives pour la rédaction de son livre, s’il avait jamais vu un rapport d’autopsie ou d’analyse toxicologiques. Il m’a dit n’en avoir pas vu, croyant qu’un médecin (complaisant ?) avait tout simplement signé le certificat de décès avant les funérailles et l’inhumation.

J’ai aussi demandé à un autre proche de Daniel Johnson, l’ancien député Antonio Flamand, ce qu’il en sait et il m’a affirmé qu’il a toujours pensé que le décès de M. Johnson était louche. Et dernièrement, j’ai aussi saisi l’ancien ministre des Affaires culturelles, Denis Vaugeois, du dossier. Il semble s’y intéresser de près, car tout ce qui touche Daniel Johnson le passionne.

Or, la loi stipule bien que, sur le corps de toute personne qui décède hors de son domicile ou d’un établissement hospitalier, une autopsie doit être pratiquée. Pourquoi, si jamais on en a pratiqué une sur la dépouille de l »ami québécois de de Gaulle, la cache-t-on depuis près de 50 ans ? Je crois pour ma part qu’elle n’existe pas et qu’on a expédié le corps vite fait au cimetière afin qu’il disparaisse avec ses idées de souveraineté dans les limbes de l’histoire.

Un autre élément troublant dans cette histoire non résolue, qui fera l’objet d’enquête des historiens, demeure le fait que, de son vivant, Daniel Johnson avait précisé qu’à sa mort (il se savait cardiaque), il souhaitait une autopsie afin de dissiper tout doute, comme ça avait été le cas lorsque Maurice Duplessis est décédé lors d’un voyage à Schefferville. Toutes sortes de rumeurs avaient alors couru sur les causes du décès du grand timonier de l’Union nationale.

Or, à la lumière de mes recherches sur une période de plusieurs années, il appert que cette autopsie n’aurait pas été pratiquée. Et, si jamais elle l’a été, pourquoi avoir caché ses conclusions et pourquoi ne pas avoir révélé celles des analyses toxicologiques qui auraient pu confirmer le témoignage de « Jacky » , celle qui m’a révélé qu’elle était convaincue que son ami Daniel Johnson avait été assassiné en septembre 1968 par des gens qui avaient intérêt à sa disparition.

Quand on connaît les méthodes des services secrets à travers le monde (les nôtres travaillaient main dans la main avec la CIA), il ne serait donc pas surprenant que pour sauver le Canada, on ait décidé en haut lieu de mettre fin aux jours du grand trouble-fête Johnson, celui-là même qui avait osé offrir à Pierre Bourgault, du RIN (Rassemblement pour l’indépendance nationale) de se joindre à lui pour libérer le Québec.

L’Histoire jugera et j’espère que d’autres témoins se manifesteront à la suite de cette publication qui, je l’espère, saura ébranler les colonnes du temple.



Pour paraphraser Zola :

J’ACCUSE LES ASSASSINS DE DANIEL JOHNSON.


Pierre Schneider
25 juillet 2017

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